Crédit immobilier : allongement de la durée à 27 ans au lieu de 25 – Le taux d’endettement passe à 35%

Déc 21, 2020 | Actualités

Bonne idée ou … pas ? Notre analyse du point de vue d’un courtier en crédit immobilier à Rennes

L’allongement de la durée d’endettement immobilier à 27 années devrait  permettre une diminution mensuelle des traites de remboursement. Si le taux d’intérêt est faible, l’impact sur le coût total du crédit sera faible.

L’intérêt d’un tel allongement est évident : permettre à plus de foyers d’accéder à un emprunt immobilier en baissant leur mensualité. Cette mesure va aider, un peu, à affronter la probable baisse du marché de 2021. Le durcissement des conditions d’accès à un emprunt immobilier a été constaté conformément aux recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) : les banques doivent respecter divers ratios financiers; pour simplifier, elles doivent réaliser des prêts auprès d’emprunteurs fiables. Et la crise économique à venir les oblige à la prudence…

De même, en portant le taux maximum de 33 à 35%, cette mesure permettra à quelques candidats primo accédants de disposer de  dossiers de demande de crédit immobilier légèrement améliorés auprès des banques. Le ministre indique vouloir rendre ces dispositions contraignantes pour les banques.  Or l’objectif d’une banque est d’accompagner leurs clients dans leurs projets financiers avec le souci permanent d’être sur de disposer de clients capables de rembourser leur crédit ou d’être solvables. De plus , elle doit respecter diverses législations concernant leur métier de prêteur ! La mesure d’allongement de la durée de crédit immobilier  de 25 à 27 ans concoure à cette amélioration en diminuant légèrement les mensualités. Allonger le taux d’effort maximum de 33 à 35% devrait permettre une légère détente sur le marché des prêts. Mais au dépend du montrant du “reste à vivre”…Permettre de dépenser plus en logement impactera sur un budget déjà critique pour vivre . Cette mesure n’est elle pas partiellement contradictoire avec d’autres dispositifs législatifs contraignant les banques sur la qualité des emprunteurs et leur capacité à rembourser ?

Le problème de fond est la forte augmentation du chômage entrainant de forts risques d’incapacité à rembourser des prêts importants sur des biens dont la valeur possède un potentiel de baisse de prix de vente (et donc de la solvabilité de l’emprunteur)  !

La bonne piste consiste plutôt pour l’acheteur a choisir un bien abordable ou dont le prix est en baisse avec la crise actuelle et de bien négocier le taux du crédit immobilier ET de son assurance emprunt immobilier, avec l’aide de votre cabinet de courtier en conseil en crédit immobilier et assurance.